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Communiqué de presse : tourisme

Une promenade entre raies et requins

Evonik

Communiqué le 10/11/2017

Le garçon de trois ans en crie de joie. Inlassablement, ses petites mains tentent d'attraper la raie Rhinoptera qui nage devant lui - mais ses menottes sont invariablement arrêtées par la vitre en verre acrylique, si transparente qu'on ne peut presque pas la voir. Pendant ce temps, la raie se retourne en une élégante rotation et présente son ventre, qui a des allures de visage riant. Même les adultes sont fascinés par le tunnel de l'Atlantique de la Maison de la Mer à Vienne : c'est comme si l'on se trouvait réellement en plein cœur du milieu sous-marin.

« Nous avions pour objectif d'immerger nos visiteurs comme s'ils se trouvaient en plongée dans l'Atlantique », explique le directeur de la Maison de la Mer, Hans Köppen, en parlant de cette nouvelle attraction viennoise. Et ils y sont parvenus - du moins, c'est ce qui ressort des réactions des visiteurs. Le plus impressionnant n'est pas tant la richesse de la faune que  l'incroyable sensation de se promener en plein milieu de l'aquarium océanique, au cœur même du monde sous-marin, et ce, de façon tridimensionnelle : au-dessus, en-dessous, à droite comme à gauche vivent et croissent les poissons, les plantes et les rares formations rocheuses de l'océan atlantique.

Une promenade sous-marine: Doté d'une contenance d'un demi-million de litres, le tunnel de l'Atlantique n'est pas seulement le plus grand aquarium océanique d'Autriche, ...

 Copyright: © Daniel Baukholt et Philip Genster

Un pas en avant pour les grands aquariums

Basé sur une construction sans pareil. Contrairement aux tunnels traditionnels présents dans les aquariums, le tube de dix mètres de long en verre acrylique n'est pas posé au sol mais ancré en deux points, comme un pont flottant à travers le bassin. « Du fait de la profondeur du bassin, c'était indispensable pour pouvoir être accessible à tous », explique Hans Köppen. Ce fut un véritable défi en termes de construction. Un tube de dix mètres de long, rempli d'air, et qui est immergé à environ deux mètres de la surface dans un bassin de six mètres de profondeur, tend tout naturellement à une chose : vouloir remonter. Dans le tunnel de l'Atlantique, une force de 65 tonnes pousse vers la surface. Cela représente une contrainte énorme non seulement pour la construction de la fixation en tant que telle, réalisée ici avec des alvéoles fraisées dans un ancien mur en béton d'un bunker, mais aussi et surtout pour les matériaux du tube lui-même. Il doit supporter l'énorme pression de l'eau, il ne doit ni se déformer, ni se rompre. 

Pour répondre à ces critères, les constructeurs ont choisi d'utiliser un PLEXIGLAS® d'une épaisseur de 120 millimètres. Le verre acrylique de marque d'Evonik est extrêmement résistant et indéformable, de plus, avec le savoir-faire approprié, les joints sont invisibles. Pour finir, il fut décidé que les tubes en verre acrylique seraient constitués de deux demi-cylindres. « Bien des entreprises sont à même de souder ensemble de petits morceaux en verre acrylique. Mais assembler sous l'eau un système de tubes fermé et horizontal de dix mètres de long, c'était vraiment une première », raconte Thilo Üblagger, directeur de k-tec GmbH à Salzbourg, l'entreprise qui a réalisé ce projet.

Une année pour la réalisation

C'est pourquoi avec les experts en vitrages spéciaux d'Evonik, Thilo Üblagger et son équipe ont testé pendant un an sur plusieurs maquettes les processus nécessaires pour les tubes. Ils ont ainsi pu, par exemple, déterminer comment former exactement les deux blocs en PLEXIGLAS® de dix mètres de long, établir la température optimale pour l'assemblage des polymères, analyser la largeur nécessaire des joints de collage et définir bien d'autres conditions. Le jour de l'assemblage des deux demi-cylindres, la tension était pourtant à son comble. « Nous n'avions qu'une seule chance », se souvient Thilo Üblagger. « La partie supérieure et inférieure devaient être assemblées au millimètre près et de façon parfaitement synchronisée ». En cas d'erreur, ce projet d'une valeur de 3 millions d'euros aurait échoué.